Jeudi 10 janvier 2008

Le service de stockage en ligne de Microsoft, Skydrive (ndlr :ex-Windows Live Folders ) lancé en août 2007; "est la cible des spammeurs", affirme dans une note le "monsieur spam" de l'éditeur McAfee, Chris Barton...

D'après les commentaires de Barton, publié sur le blog de l'éditeur, l'on comprend que la menace est sérieuse. Le service de stockage en ligne de Redmond, qui n'est toujours pas accessible en France permet aux internautes de stocker et partager en ligne jusqu'à 1 Go de données.

Le partage de fichiers se fait en cliquant sur un lien (qui est envoyé au destinataire du fichier), c'est justement ce lien de reroutage vers une autre URL qui est utilisée par les spammeurs pour diffuser leurs messages traditionnels qui vantent les mérites du Viagra et de toutes les drogues aphrodisiaques disponibles sur cette planète. Pour l'instant, ces messages sont uniquement diffusés en anglais.

La découverte de cette technique de diffusion de spam remonte au lundi 7 janvier dans la soirée. L’équipe de McAfee Avert labs dit avoir bloqué des milliers de spams contenant un lien vers ce service Microsoft. Si l’on cliquait dessus, le fichier HTML hébergé réorientait directement vers un site de vente de produits pharmaceutiques en ligne.

McAFee Avert Labs estime que les spammeurs ont stocké des dizaines de milliers de dossiers similaires sur Microsoft Windows Live Skydrive.

"Des services comme Windows Live Skydrive sont très intéressants pour les spammeurs pour de nombreuses raisons", déclare Chris Barton sur le blog de l'éditeur.

"Ces services sont gratuits, fournissent des liens Web uniques et durables, accueillent presque n’importe quel genre de dossier et sont relativement sûrs de ne pas être blacklistés."

Ce cas n’est pas unique. Les spammeurs ciblent en effet régulièrement aussi des services en ligne, y compris des services de stockages et des blogs.

C’est pourquoi, McAfee Avert labs recommande que les fournisseurs de service balayent le contenu placé sur leurs systèmes afin d’éliminer les spams ou les contenus malveillants.

par Kroopy publié dans : cybercriminalité communauté : Veille stratégique
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Mercredi 9 janvier 2008

 

 

L'équipementier y déploiera un réseau mobile 2G et 3G. Montant du contrat : 935 millions de dollars

 

Les équipementiers télécoms ont connu une année 2007 bien difficile, personne n'a échappé aux pertes, aux plans sociaux et aux chute de leurs actions. Mais le vent est-il en train de tourner ? Nokia Siemens Networks vient en effet d'annoncer la signature d'un mega contrat de 935 millions de dollars avec l'opérateur koweïtien Zain.

C'est le plus gros contrat de l'histoire de la jeune co-entreprise qui s'est officiellement lancée en avril 2007.

Il s'agira pour le groupe issu de la fusion des activités réseaux de Nokia et de Siemens de déployer des équipements de téléphonie mobile 2G et 3G au Koweit.

Selon les termes de ce contrat, Nokia Siemens Networks va prendre en charge la conception, la construction, la mise en service et la maintenance du réseau sur cinq ans.

"Ce grand projet va changer radicalement la face des communications mobiles en Arabie saoudite et pose un jalon dans les communications mobiles dans la région", a commenté le directeur des opérations de Zain en Arabie saoudite, Marwan Al-Ahmadi, dans un communiqué.

La signature de ce contrat pourrait donner des ailes à Nokia Siemens Networks puisque Zain opère actuellement dans 22 pays du Moyen-Orient et d'Afrique, à la suite d'acquisitions pour plusieurs milliards de dollars.

Cet accord devrait également permettre au groupe germano-finlandais d'atteindre ses ambitieux objectifs. Objectif : "se tenir prêt pour relier les 5 milliards d'utilisateurs haut débit qui seront connectés en continu d'ici 2015", nous explique Sampsa Lahitinen, patron de la Région Ouest du groupe.

Pour ce faire, l'équipementier se concentre sur un certain nombre de marchés porteurs, également fortement adressé par ses concurrents: TV Mobile, IPTV, Haut débit mobile, convergence des réseaux.

L'équipementier mise ainsi sur l'essor probable des combinés hybrides GSM/Wi-Fi sans coupure (hand-over) comme le Unik de France Télécom. Pour autant, le groupe se concentre sur la technologie coeur de réseau IMS (IP Multimedia Subsystem) plutôt que sur UMA actuellement utilisé.

Le groupe parie également sur le LTE pour Long Term Evolution. Il ne s'agit pas d'une nouvelle technologie réseau ou d'un standard mais plutôt d'une évolution des réseaux existants. "Le LTE sera au multimédia ce qu'a été le GSM pour la voix", assure Pierre Chaizemartin, Head of Technology Radio.

par Kroopy publié dans : intelligence économique communauté : actualités financières
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Mercredi 9 janvier 2008
 
Les TIC comme solution à la croissance ? Le CIGREF, une association de grandes entreprises françaises, a remis à Jacques Attali, président de la commission pour la Libération de la croissance, une série de propositions qui devraient permettre un meilleur usage des TIC. Selon cet organe le plan permettrait “une baisse des coûts et une augmentation de la compétitivité des entreprises“.

Premier constat: le développement des TIC est freiné par la profusion des organisme d'aides publiques. L'idée serait donc de créer un interlocuteur unique entre les entreprises et l'Etat. Pour le moment, il n'existe aucun recensement exhaustif des aides publiques aux entreprises et presque aucune évaluation de leur efficience. Le CIGREF imagine, en complément, la création d'un centre de médiation et d'arbitrage par région.

Le problème de la gestion des fréquences de télécommunications est un exemple de ce manque d'expertise. La fréquence actuelle du Wimax n'est que peu performante techniquement et financièrement. De nombreux pays étrangers ont, pour leur part, adopté la 2,5GHZ, actuellement utilisés en France par les militaires. Pourtant sa potentielle libéralisation, prévue pour 2010, permettrait une meilleur compatibilité avec le système à l'international. Il exprime, d'autre part, le besoin de renforcer l'accès des PME innovantes en TIC aux marchés publics par le biais d'un Small Business Act à la française. Car en effet, ce marché qui représente quelques 130 milliards par an, soit 10% du PIB, ne compte que 11% de PME issues du secteur tertiaire.

Dans un deuxième temps, le CIGREF incite à établir un indice d'évaluation des entreprises innovantes en TIC sur le modèle de “rating“ des pays de la Coface. Ce marqueur prendrait en compte la qualité de la gestion interne, la hauteur des investissements en recherche et développement ainsi que le potentiel commercial de la société. Mais surtout, il préconise de faciliter les relations entre les business angels et les PME et donc d'encourager les investisseurs à financer le démarrage des entreprises à fort potentiel. Et pour cause, il n'y en a que quelques milliers en France (autour de 4000), soit 5 à 6 pour 100 000 contre vingt fois plus aux Etats-Unis.
par Kroopy publié dans : intelligence économique communauté : NTIC : Nouvelles technologies
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Mardi 8 janvier 2008

 

08-01-2008

 

Nicolas Sarkozy envisage de demander la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Le manque à gagner serait compensé notamment par une taxe sur le chiffre d'affaires réalisé par les opérateurs Internet et mobile

Le président de la République vient de sortir de son chapeau une nouvelle mesure qui pourrait bouleverser le paysage audio-visuel et Internet français. Lors de sa grande conférence de presse tenue ce mardi, Nicolas Sarkozy a indiqué envisager la suppression pure et simple de la publicité sur les chaînes publiques (France Télévisions).

"Je souhaite que le cahier des charges de la télévision publique soit revu, profondément, et que l'on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques", a déclaré le chef de l'Etat. Il a justifié son annonce en affirmant que la télévision publique ne pouvait pas fonctionner "selon des critères purement mercantiles".

France Télévisions a engrangé un peu plus de 800 millions d'euros de recettes publicitaires en 2007, selon les estimations fournies par le groupe. Pour compenser ce manque à gagner, Nicolas Sarkozy propose la mise en place d'une "taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile".

Les opérateurs mobiles et les fournisseurs d'accès à Internet pourraient donc devoir mettre la main au portefeuille pour financer le service public. le montant de la taxe reste pour le moment inconnu. Qui des opérateurs mobiles ou des FAI seraient les plus taxés, là encore, Nicolas Sarkozy n'a pas donné de précisions.

Cette annonce a immédiatement fait flamber les cours des actions de TF1 et de M6 dont les recettes pub pourraient bondir grâce à cette mesure. De nombreux observateurs soulignent d'ailleurs que les liens étroits entre Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, patron de TF1, ne sont pas étrangers à cette annonce... Pour TF1, la fin de la pub sur France Télévisions pourrait s'apparenter à un véritable jackpot ! Surtout au moment où la première chaîne française est passée sous la barre des 30% de parts d'audience !

Evidemment, du côté des acteurs "des nouveaux moyens de communication", c'est la soupe à la grimace. FAI et opérateurs ont toujours refusé d'être taxés pour compenser les effets du piratage ou pour financer le cinéma.

L'idée d'une taxe de 2% sur le chiffre d'affaires générés par les sites de vidéo à la demande avait d'ailleurs provoqué un véritable tollé avant d'être finalement jetée aux oubliettes. A cette époque, l'Asic, l'Association des Services Internet Communautaires soulignait que "ce serait un coup terrible porté à la dynamique d'innovation que connaît la France dans ce domaine et par ricochet constituerait un coup sans précédent porté à l’ensemble de l'écosystème Internet français."

Une taxe, même "infinitésimale", pourrait provoquer les même conséquences... Par ailleurs, elle illustre une tendance qui semble aujourd'hui se confirmer, prendre l'internaute et le mobinaute pour une vache à lait ! Car si taxe il y a, FAI et opérateurs pourraient menacer d'augmenter leurs tarifs.

 

par Kroopy publié dans : veille communauté : Veille stratégique
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Dimanche 6 janvier 2008
Notre deuxième Newsletters sur les coulisses des décideurs vient de sortir.

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par Kroopy communauté : Media - Actualité générale
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Dimanche 6 janvier 2008
La division "Serious Crime" (SC) d'Europol aurait accordé à IBM Europe et à la société française Temis un important contrat pour une application informatique de gestion de donnée, destinée à lutter contre le crime organisé. IBM va fournir son moteur de recherche "Omnifind", tandis que Temis va mettre en oeuvre la toute nouvelle vesion de son logiciel de "text mining" et d'analyse de concepts, "Luxid.

Temis qui n'avait pas été retenue cet été avec Bull pour la trés convoité appel d'offres de la gendarmerie nationale française, tient sa revanche.
par Kroopy publié dans : intelligence économique communauté : Veille stratégique
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Samedi 5 janvier 2008
L'ex-directeur de la CIA dispose d'un flair exceptionnel pour les affaires. Deux des troi sociétés qu'il a intégrées après avoir quitté le gouvernement ont mené juste après son arrivée des opérations majeures qui ont significativement accru leur valeur. La semaine dernière, l'éditeur des logiciels d'investigation informatique "Guidance Softare", dont George Tenet a rejoint le conseil d'administration en avril, est entré sur  le New York Stock Exchange et a vu le cours initial de son action augmenter de 36%.

En janvier, c'était le groupe "Viisage", dont George tenet était devenu administrateur un mois auparavant, qui avait fusionné avec son principal concurrent "Identix" pour créer "L1 Identity Solutions", un groupe intégré de biométrie d'un chiffre d'affaires de 200 millions $. Tenet est aussi membre du conseil d'administration du britannique "Qinetiq".
par Kroopy publié dans : intelligence économique communauté : Veille stratégique
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Jeudi 3 janvier 2008

 

 Mediamétrie top 50 2007
Top 50 par site affilié NNR

 

Selon une étude Médiamétrie, réalisée à partir du panel Médiamétrie//NetRatings et de l'observatoire des usages de l'internet, les Français seraient désormais de plus en plus adeptes de l'information en ligne. Sur le mois de Novembre, près de 80% des 29,8 millions d'internautes français soit 20 871 000 personnes, auraient visité au moins un site consacré à l'Information ou à l'Actualité.

“Avec plus de 3 millions de visiteurs uniques supplémentaires en un an, c'est la catégorie qui a le plus progressé. Non seulement plus de Français visitent ces sites, mais ils y passent également plus de temps : plus de 21 millions d'heures en novembre 2007 soit une augmentation de 44% en un an. “ souligne Médiamétrie dans son étude.

Première chaîne de télévision de France, TF1 ne se classe toutefois que 9e d'un classement web dominé par de nouveaux acteurs des “médias” comme le moteur de recherche Google (24 millions de visiteurs), l'éditeur logiciel Microsoft (22,5 millions de VU) ou encore les opérateurs France Telecom (18,6 millions de VU) et Iliad/Free (15,1 millions de VU).

Médiamétrie souligne également les bonnes performances de purs players comme Benchmark (11e), DailyMotion (15e), Lycos (17e), Doctissimo (21e), auFéminin (25e), BestOfMedia (29e) ou encore Cyrealis (30e, éditeur de NetEco), qui rivalisent désormais avec de grands groupes médias comme TimeWarner (12e), NextRadioTV (16e) ou Orbus/Skyrock (22e).

Une domination qui apparaît d'ailleurs encore plus flagrante dans un second Top 50 par site, dissociant TF1 d'Over-Blog ou NextRadioTV de 01net, et confirmant sans doute un retard des médias traditionnels dans l'internet. Pour combien de temps ?

 

par Kroopy publié dans : veille communauté : Veille stratégique
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Jeudi 3 janvier 2008

Le chercheur de vulnérabilités Ben Edelman, accuse les deux enseignes d'espionner les habitudes de consommation de leurs clients grâce à un spyware discrètement intégré à un logiciel de marketing

Edelman souligne dans son analyse que cette méthode est contraire aux règles de la FTC, la Federal Trade Commission.

En effet, les consommateurs qui installent ce petit logiciel à priori inoffensif ne savent pas qu'il a pour mission de collecter des informations privées sur la nature de leurs achats en ligne.

Pourtant, comme le rappelle Edelman qui est également enseignant à l'école de commerce d'Harvard, les deux marques sont hors la loi, car elles n'informent pas leurs clients de cette pratique et du caractère particulièrement intrusif de ce petit logiciel qui mérite l'appellation de spyware ou logiciel-espion...

Dans une interview accordée à nos confrères de ComputerWorld, Edelman explique : "Ce logiciel est vraiment quelque chose que je ne souhaite pas installer, même sur la machine de mon pire ennemi."

Selon nos informations, ledit logiciel est capable d'enregistrer les pages Web visitées par l'internaute cible. Mais aussi les produits achetés ou simplement consultés en ligne...

En clair, c'est l'outil parfait pour Sears et Kmart qui peuvent ensuite réutiliser ces données à des fins commerciales.

Ce soft a été écrit par VoiceFive, une filiale du célèbre cabinet d'études Comscore.

Et le pire dans cette curieuse affaire, c'est que les internautes sont fortement incités à installer le logiciel puisque Sears offre 10 dollars et un cadeau aux personnes qui installent le programme ! Une compensation plutôt désuète comparée à la fonction du soft...

Edelman demande donc à Sears et Kmart de préciser sur leurs sites la véritable nature de ce logiciel.

 

par Kroopy publié dans : cybercriminalité communauté : NTIC : Nouvelles technologies
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Mardi 1 janvier 2008

La privatisation du groupe Gabon Télécom, longtemps confronté à une baisse importante de régime, a connu un coup d'accélérateur avec la clôture de ce processus. D'emblée, l'exécution réussie du plan social est à saluer, mais il reste à veiller au suivi du protocole d'accord afin que Maroc Télécom tienne son ambitieux projet industriel.

Quarante milliards de francs CFA. Tel est le coût du rachat par Maroc Télécom de 51% des actions du capital du groupe Gabon Télécom, acquis le mercredi 9 février 2006, à l'issue d'une cérémonie solennelle de paraphe de documents, entre les deux parties représentées au plus haut niveau. De prime à bord, la conduite de cette privatisation à son terme, est une bonne affaire réalisée par le gouvernement. Car, elle va indéniablement contribuer à accroître la productivité totale des facteurs et surtout le potentiel de croissance de l'ensemble du secteur non pétrolier en cette période de diversification de l'économie nationale.

Longtemps avant ce résultat, il était reconnu que le groupe Gabon Télécom, composé à la fois de Libertis et de Gabon Télécom à proprement parler, croulait sous le poids des pertes financières énormes. A preuve, en 2005 Gabon Télécom avait perdu de l'argent à hauteur de 3 milliards de francs CFA, si l'on en croit une source digne de foi. Laquelle source fait valoir qu'en 2006, les analyses pré disaient des déficits plus élevés oscillant entre 7 et 8 milliards de nos francs. Plus grave, en 2005 les commissaires aux comptes avaient désavoué la gestion de l'entreprise par la direction générale de l'époque en refusant ouvertement de certifier ses comptes à cause de l'insuffisance de contrôle interne, de la mauvaise organisation des procédures d'arrêtés de comptes et de l'absence d'inventaires des éléments d'actifs.

Cependant, pour lever ces incertitudes, le gouvernement a été amené à appuyer la direction financière de Gabon Télécom à travers l'assistance d'un cabinet de renommée internationale, en l'occurrence Ernst and Young, grâce auquel lesdits comptes ont pu l'être en 2006. Il en est de même pour Libertis, où d'après elle, les pertes d'argent se chiffrent à 1 milliards en 2005, et dont les prévisions en 2006 allaient culminer à 3 milliards de francs CFA. Bref, on parle globalement de pertes encore plus lourdes

GÉRER : Dans un contexte aussi préoccupant pour l'emploi de plus d'un millier de compatriotes, le gouvernement n'avait pas d'autre choix que se résoudre à privatiser enfin cette entreprise au bord de la faillite. Or, si le groupe Gabon Télécom faisait faillite, c'était au bas mot 1500 familles nucléaires condamnées à vivre le chômage, avec elles, aussi, les parents collatéraux vivant aux basques de ces salariés. A côté de cette réalité accablante, il y a également le lourd passif de l'entreprise évalué à 48 milliards de francs CFA que devait avoir à supporter l'Etat.

Autant qu'on sache, visiblement, c'est pour faire face à pareilles situations incohérentes, voire irrationnelles, que les autorités politiques n'ont jamais voulu changer de cap dans leur volonté de conclure la privatisation de Gabon Télécom, bien qu'il s'agisse d'un secteur d'importance stratégique pour le pays. Ce, nonobstant l'existence de plusieurs facteurs bloquants et de forces centrifuges tapies dans l'ombre, à l'origine du retard considérable pris depuis deux ans dans l'aboutissement du processus.

Ce faisant, au nombre de ces freins ayants sans cesse gêné l'obtention d'un tel résultat, on a souvent mis en relief l'uniformisation du statut du personnel, ainsi que les problèmes de sureffectif et de la masse salariale démesurée. Pour être parvenu, ayant d'entrer dans le vif du sujet avec Maroc Télécom, à lever ces blocages multiples, le gouvernement s'était déjà tracé à grands traits les sillons du succès. Et pour tout dire, l'exécution du plan social, à la satisfaction des employés, reste encore digne d'intérêt au sein de l'opinion nationale.

Elaboré sur la base des résolutions de l'accord tripartite signé en 2004 entre le Comité de privatisation, les partenaires sociaux et la hiérarchie de Gabon Télécom, les mesures dudit plan vont viser en priorité le départ de 30% des effectifs. A savoir : Les pré-retraités, dont l'âge varie entre 50 et 54 ans, les agents concernés par les métiers de l'environnement, atteints par des mesures de départs transactionnels, les agents dotés d'un dossier disciplinaires chargé, les cas sociaux et médicaux, les agents exerçant dans des métiers autres que les télécommunications.

Mieux, concernant ce plan social, un précieux point marqué par le ministère de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation est de s'être assuré, via un Comité ad hoc, qu'il a bien pris en compte tous les droits des agents éligibles au sein de l'entreprise.

On retient, en définitive, que ce plan a été exécuté en deux vagues. S'agissant de la première, au total 335 agents en ont fait partie, et leur licenciement a été prononcé à compter du 14 août 2006, avec en prime le paiement intégral de leurs émoluments mensuels. Il y a lieu de préciser que le budget mis en règle pour cette première vague s'élevait à 7.781.046.676 francs CFA, rappelle -t - on volontiers au siège du Comité de privatisation. Quant à la seconde, elle a concerné 250 employés, et elle a été bouchée en décembre 2006. Enfin, notons que le montant global du plan social s'élève à 13.103.875.014 francs CFA pour un effectif de 585 agents, sur la base d'un départ à la retraite à 55 ans, et de l'application du salaire brut révisé.

Par ailleurs, s'il est un autre satisfecit décerné aux autorités du pays, à l'aune de la conduite de cette privatisation, il concerne le niveau de pourcentage des actions cédées dans le capital de cette entreprise:51 % de parts données à Maroc Télécom. Bien que cela signifie que le partenaire stratégique a toute latitude pour gérer la boîte au quotidien dans la prise de décision, on mesure indiscutablement le souci du gouvernement de garder tout de même un droit de regard dans ce secteur névralgique.

Le moins qu'on puisse dire, au final, est que cette opération est d'autant plus à saluer qu'elle symbolise la volonté politique de mener à bien l'ensemble des réformes structurelles de l'économie engagées dans un processus d'ajustement, elle traduit la détermination du gouvernement à se désengager durablement du secteur productif. En plus, voilà qui crédibilise le gouvernement, car dans ce domaine, celui-ci fait ce qu'il dit.

POTENTIEL ENORME

La confiance placée en Maroc Télécom, aussi, est de bon augure. Du moins, sa côte en bourse, ajoutée à son expérience en tant qu'entreprise transafricaine présente en Afrique du nord, de l'Ouest et maintenant centrale, ainsi que son appartenance au groupe français Vivendi, suffisent à convaincre que ses dirigeants peuvent mobiliser les capitaux à l'échelle internationale pour réaliser son ambitieux projet industriel d'investir 100milliards francs CFA en cinq ans en matière de recherche et développement.

Qu'à cela ne tienne, il reste que le succès réel de cette privatisation sera fonction de la capacité du gouvernement à veiller au respect scrupuleux par ce partenaire stratégique de son cahier de charges. Notamment, la couverture nationale en téléphonie fixe et mobile, l'amélioration de la qualité de service de téléphonie fixe et mobile, la baisse des prix de manière à rendre les services de télécommunication accessibles à l'ensemble de la population, la satisfaction des demandes de raccordement, la mise en oeuvre du programme d'investissements, faire bénéficier à la population des avantages des nouvelles technologies de l'information et de la communication, gérer rationnellement les ressources humaines gabonaises, en particulier les cadres du groupe Gabon Télécom.

Sur le ton de directive, on note, que M. Alexandre Barro Chambrier, ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, s'est employé à les rappeler avec force au partenaire marocain. Auprès duquel il s'était rendu dans le Royaume chérifien pour vendre l'énorme potentiel de Gabon Télécom avec son unique câble sous-marin.

 

par Kroopy publié dans : intelligence économique communauté : Veille stratégique
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